Qu’est-ce qui fait un bon chef de projets?

Un chef de projet fait la différence par ses qualités relationnelles, son empathie, sa capacité à donner du sens plus que par son niveau d’expérience, ses compétences techniques et les outils qu’il utilise.

 

L’empathie pour sublimer les individualités au profit d’un tout.

L’empathie, c’est la qualité essentielle du chef de projet. Puisqu’en effet, la clé de la réussite est dans la compréhension des objectifs personnels et professionnels de chaque membre de l’équipe projet.

Il doit connaître chacun d’eux et se demander quels sont ses objectifs et contraintes : gravir les échelons hiérarchiques ? Obtenir un meilleur salaire ? Trouver équilibre entre vie professionnelle et personnelle ? Répondre à des contraintes personnelles ? Régler un souci professionnel ou personnel ? Composer avec une culture différente ? C’est en comprenant ces éléments que le chef de projet parvient à adapter à son interlocuteur son mode de communication.

Ne vous méprenez pas, il ne s’agit pas là de manipulation. Mais plutôt, d’un immense pouvoir de compréhension et d’une fine intelligence sociale. En comprenant le cadre de référence de son équipe, le chef de projet adapte les angles du projet traité et la communication de ceux-ci. Et ce dans deux buts, l’avancement du projet et la satisfaction des désirs des membres de l’équipe.

Tenez, par exemple, certains collaborateurs ont besoin de cadres formels ou, de plus ou moins d’autonomie. D’autres, de parler du projet de manière informelle autour d’un café, d’être écoutés… C’est au chef de projet comprendre cela et d’adapter son mode de communication à l’équipe avec laquelle il construit le projet.

Le chef de projets, un planificateur qui anticipe et lève des points de blocage.

Planning, anticipation, identification et traitement des points de blocage. Ce sont les quatre autres clés de la gestion de projets.

Le planning est mis en place par le chef de projet et validé par sa hiérarchie. 

Cet outil essentiel donne à la fois un cadre temporel et fixe les grands jalons du projet. Il détermine les interdépendances entre les différentes phases, et les personnes impliquées pour chacune d’entre elles. Il évolue constamment, en fonction de la vie du projet. Évidemment, le chef de projet fait en sorte que celui-ci évolue le moins possible. Et en cas de dérive, il doit être en mesure d’apporter une explication factuelle et objective.

A chaque étape, le planning est l’outil partage auprès du management, qui, sans la vision opérationnelle, n’est pas conscient des interdépendances, des aléas, et donc du temps que peut prendre le projet et du retard qu’il peut subir.

L’anticipation.

Une fois le planning établi, il évolue. C’est normal. De manière quasi-systématique, le projet dérive, l’objectif est malgré cela, de continuer à le maitriser. C’est là qu’est nécessaire une bonne dose d’anticipation : pour voir venir les problèmes, les imprévus et bien mesurer le travail à effectuer.

Par exemple, il est fréquent qu’un projet en deux phases dérive pour la raison suivante : A la faveur de la phase 1, la phase 2 n’est pas toujours explorée à l’avance, ce qui malheureusement fait d’elle une phase bâclée et a pour conséquence une mauvaise gestion globale. Une fois la phase 1 lancée, il est bon de tout de suite se pencher sur la préparation de la phase 2.

Lever les points de blocage.

Le rôle du chef de projet est d’aider les personnes travaillant sur son projet à identifier les points de blocage. Il peut être de plusieurs ordres. Pas d’envie d’accomplir la tâche attribuée, pas de ressource en interne, mauvaise compréhension du sujet, attente d’éléments d’une autre personne etc.

De manière très factuelle et simple, le chef de projet doit chercher ce qui empêche les collaborateurs de réaliser la tâche, il doit proposer des solutions ayant le moins possible d’impact sur le planning. Il aide par ailleurs les collaborateurs au projet à identifier des solutions à déployer.

Inclure, valoriser, donner du sens.

Dans la pyramide de Maslow, après les besoins physiologiques et de sécurité, viennent les besoins d’appartenance, d’estime et d’accomplissement. C’est le cas tant dans la vie personnelle que professionnelle. Et ce, même à l’échelle d’une entreprise, d’une équipe, d’un projet.

Dès lors le chef de projet se doit 1/ d’inclure les personnes dans le projet pour qu’elles se sentent impliquées dans un tout (comités projets, mise en copie des mails, moments informels autour d’un déjeuner ou d’un verre) ; 2/ de valoriser leur travail, en les remerciant ou les félicitant, et en le faisant savoir ; et 3/ donner du sens.

De plus en plus les salariés sont en quête de sens. Le chef de projet est là pour donner du sens au projet, et le rappeler, souvent. Plus que le « qu’est-ce qu’on fait » ou « le comment on le fait », c’est « le pourquoi on le fait » qui motivera une équipe. Simon Sinek l’explique très bien dans sa théorie des cercles d’or présentée dans ce désormais célèbre TED talk : https://www.ted.com/talks/simon_sinek_how_great_leaders_inspire_action?language=fr

Chez Pack., nous avons la conviction que le chef de projet doit être une personne d’exception, investie de soft skills d’envergure, dotée d’un pouvoir d’écoute et d’une capacité à fédérer hors du commun. Pour mener à bien vos projets, nous avons donné naissance à Gink., un cabinet de conseil atypique composé de profils de haut vol, qui deviendront les futurs meneurs et cadenceurs de vos réalisations. Plus d’infos :  http://team-pack.fr/gink/

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